23 mars 2008
Chers amis...
... au cas où vous ne l'auriez pas constaté, j'ai tout enlevé...
J'ai laissé les quelques posts qui me semblent-ils ne gênent en rien ma nouvelle vie de sérieuse, lancée à plein régime dans une vie "normale".
Mais de ma vie si trépidant à l'époque: plus rien. Effacée... enfin presque, mise au format "brouillon". Parce que je n'ai pas envie de l'effacer complètement. De ma mémoire beaucoup de choses sont parties. Alors je garde ce qui me rappelle des bons souvenirs, des moins bons mais passés, de toutes façons.
Est-ce que je vais recommencer un nouveau bog?
Est-ce que je vais continuer celui-ci?
Je ne sais pas, mon blog pro. oui je continue, je tiens mes coupines au courant.
Le reste, je ne sais plus ce que c'est le reste.
08 mars 2008
La rentrée est passée!
Et je suis encore là!!
Bilan plutôt positif, évidemment la moyenne d'âge des personnes que je fréquente maintenant ne dépasse pas la dizaine d'année...
Le quota de congénères masculins avec qui j'ai engagé la conversation s'élève à 4 dans la semaine (euh là je ne compte plus mes élèves hein hum, on ne mélange pas tout non plus!!).
Le nombre de nuits passées seule: 5 (dont 2 à l'hôtel).
Le nombre de pensées morbides: des tonnes, mais contrées par la pensée de ma fiche de paie...
Le nombre de fois où je me suis dit "à 3 je me tire d'ici sans rien dire à personne!"; mises en exécution de la pensée ci dessus: 0 (heureusement faut pas déconner nan plus!)
Voilà en gros, je cherche de nouveaux amis, avis aux interessés: seul critère requis, habiter la ville ou le département paumé où je vis maintenant.
Vivement fin mars, que je puisse déjà avoir mon petit nid avec mon jardin!!
Là c'est du squat pour le moment! Et c'est jamais très sain de vivre dans des cartons (au milieu des cartons hein pas dehors sous un carton!).
Mes seules relations sociales de la semaine dans l'ordre: mes bouquins (lectures perso et manuels scolaires), les collègues (ça se résume à des généralités du métier, un peu de ma vie...) et puis voilà.
Bilan: la dépression me touche le soir avant de me coucher ou le matin en me levant.
J'aime mon métier...
02 mars 2008
Des cartons, encore des cartons!
J'ai rempli ma voiture de cartons... Encore!!
Et je prends la route... 2h et quart à peu près, dont 5km d'autoroute!!
Je m'en vais et ne sais quand reviendrai!!
01 mars 2008
ma soeur (bis...)
Au milieu de mon blog j'ai écris un post à propos de ma soeur.
Ca donnait ça.http://loveactually.canalblog.com/archives/p50-10.html
Ca n'était pas spécialement pessimiste, non. Ca traduisait bien la vérité je trouve. Aujourd'hui si je devais raconter ma soeur...
Ca serait plus compliqué. Parce que je ne la vois plus beaucoup. On arrive à se croiser les quelques week ends qu'elle passe chez mes parents. On arrive à se retrouver pendant les vacances mais soit elle rejoint des cops à elle, soit j'ai du mal à supporter l'ambiance qui y règne dans la maison dès qu'elle arrive et j'essaie d'aller prendre l'air.
On ne se prend pas la tête non. Plus depuis un moment. On n'arrive pas à discuter non plus, ça c'est vrai. Encore moins maintenant. Depuis ce jour dans une cabine d'essayage où j'ai vu son bras.
Je m'en doutais, je ne sais pas pourquoi, j'ai du tomber un jour sur ces lames de rasoir, et le lien a du se faire inconsciemment. Mais consciemment, rien n'est sorti.
Aujourd'hui, je sais. Je sais que ma soeur se mutile les bras. Avec des lames de cutter qu'elle a trouvé dans les tirroirs de la maison. Je sais aussi que ma mère était au courant avant moi, mais qu'elle n'a rien fait. Remarquez je n'en ai pas fait plus.
Je lui ai demandé sur le coup ce que c'était. Haussement d'épaules. J'ai alors compris que moi qui m'efforçais de me tenir loin des cas sociaux pour une fois, j'en avais un sous les yeux.
Et voilà. Ma soeur s'ouvre les bras, avec des lames de cutter rouillées et ne sait pas ce que c'est que l'hépatite.
Ca me dégoute.
Evidemment que je l'aime ma soeur. Mais pas comme ça. Ca ce n'est pas ma soeur. Alors quand je vois ses bras, j'oublie que c'est ma soeur et je repousse tout sentiment de moi, j'ignore, je l'ignore.
Je ne sais pas ce qui la pousse à faire ça. Je ne sais pas si elle est malheureuse, elle fait pourtant les études qu'elle veut, elle a tout ce qu'elle demande, un appart'... Mes parents ont tout fait pour elle. Elle a toujours été un peu bizarre, mais pas cas social.
Ma petite soeur est un cas social. Elle semble avoir des problèmes mais sans aucun doute elle se les créé. C'est malheureux quand on voit dans les écoles les gamins de 6ans réduits à vivre enfoyer à leur age!!
Je trouve ça minable avec la vie qu'elle a de faire pitié à ce point. Je n'y peut rien. Ca m'énerve d'y penser, d'en parler. De savoir qu'il y a asez de malheur dans le monde, pour ne pas faire semblant de l'être!
Les jeunes d'aujourd'hui semblent être réduits à ça. Montrer qu'ils ne vont pas bien, à cause de la société, des politiques, de quiconque peut porter le fardeau...
Je trouve ça minable. Je la déteste pour ça et je pèse mes mots. Mes parents ne méritent pas ça. Ils ont tout donné pour nous, mon père s'est débrouillé pour grimper l'échelle sociale avec son courage. Je l'admire. Et sa leçon de vie, il n'a de cesse de nous la faire partager. Pour qu'on s'en serve. Parce que nous avons tout au départ. Lui il a du tout fabriquer en route.
Voilà, aujourd'hui pour parler de ma soeur: ça se résume à ça. Je ne sais plus trop qui elle est, en tout cas influençable, égoïste (moi aussi!) et méprisante.
Méprisable aussi.
C'est bizarre comme une famille peut changer. Comme les langues peuvent se taire lors de retrouvailles alors qu'on sait qu'il y a des choses qui ne vont pas.
On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres. Mais non... je fuis les cas sociaux. Mais ils me rattrappent... Alors je cours encore plus vite!
Dernier week end..
Calée devant Dirty Dancing. Il faut vraiment que je sois nostalgique pour que je mette ça en fond sonore!!
Ben oui, nostalgie. Normal quand on change de vie.
A part le côté boulot, plus grand chose ne m'obsède. Cela fait 5 semaines que je me couche tard et me lève tard.
5 semaines que j'emballe des cartons de livres, de vaisselle, de fringues, que je les trimballe d'escaliers en voiture, de voiture en escaliers. Ca finit par faire mal au dos. Et ça rend nostalgique.
J'ai quitté mon petit appartement douillet, j'en ai trouvé un autre mais libre au 1er avril. En attendant je vais tout entasser dans un gîte. Un studio qui va finir de me rendre dépressive!
J'ai quitté mes amis et je ne sais pas quand je les reverrai. Je vais quitté ma famille qui me soutient plus que tout.
J'ai abandonné un mec qui ne valait pas la peine que je lui demande ce qu'on pouvait envisager pour le futur. Je n'ai donc pas attendu la réponse. Je pars sans!
J'abandonne également chiens, chat etc... qui ne me suivraient pas dans les hôtels toute la semaine.
Ah oui, je ne vous ai pas dit? Le département étant un peu perdu, je vais surement écumer (les bars)les hôtels pour éviter de prendre des risques sur la route. Je vais enfin vivre ce que vont vivre les routiers, constamment sur la route, jamais chez eux. Même si pour l'instant je n'ai plus de chez moi.
Dur dur de devenir "grande"...
Papa:"Tu deviens grande".
22 février 2008
Eh bien les gens...
Que de temps passé depuis mon dernier passage ici!!
J'ai bien reçu quelques petits mots se souciant de mon absence... mais je n'ai pas pris le temps d'y répondre et j'en suis désolée: il faut dire que je n'ai plus internet, alors quand j'y passe comme maintenant, j'abrège à l'essentiel.
Aujourd'hui je prends un court temps pour annoncer ma nouvelle vie, qui fera sans doute l'objet d'un nouveau blog!!
Il n'y a pas si longtemps je me plaignais d'être dans une situation désagréable, incertaine sur mon avenir. Aujourd'hui je sais ce que je vais faire de ma vie: professeur des écoles!
Oui mais pour cela il va falloir passer par la pratique avant la théorie!! Vous l'avez bien compris: j'ai donc été appelée sur la liste complémentaire pour effectuer des remplacements jusque la fin de l'année scolaire. Je vous expliquerai mieux les détails de mon poste. Ca ne va pas etre facile meme si je refuse de me plaindre parce que je pense à ceux qui le repassent encore et encore, alors que du 1er coup et avec un peu de chance, j'ai rejoint les rangs des fonctionnaires stagiaires!
D'où mon envie de profiter de mes dernières vacances en tant qu'étudiante, mais je vous assure qu'un nouveau blog va naitre pour suivre mes aventures qui à mon avis seront étonnantes! N'ayant jamais enseigné, je vais me retrouver face à une classe de CP dans les premières semaines de mon embauche: vive l'angoisse!
Bref, vous serez les premiers au courant, sachez que je remercie ceux qui se sont souciés de moi, que je leur répondrai individuellement dès que cette $ù^*%ù°§ de liv*box sera branchée et que Or**ge sera à même de m'expliquer le souk qui règne dans leur service interne!!
Voili voilou, internet me manque, mais un bon sevrage de temps en temps ne fait pas de mal! Surtout avec le stress qui me règne!
@ bientot pour la suite de mes aventures!
ps: j'ai grandi...
05 janvier 2008
Amelie Poulain Yann Tiersen - Comptine d'un autre été
Amelie Poulain Yann Tiersen - Comptine d'un autre été
12 septembre 2007
Hey! L'année bis!
Voici mon avenir!! Je le vois tout tracé, je suis assise sur un bureau, face à moi une bonne vingtaine d'élèves levant le doigt, tous plus hauts les uns que les autres, tous pressés d'être désignés de MON doigt, désignés pour répondre à la question si facile que je viens de poser, tous ont envie de répondre juste et bien, pour la maîtresse, devant leurs camarades...
Et puis mon portable se met à sonner, oui, j'y crois, on m'appelle!!!
"Allô?"
"Dis donc tu t'es couchée à quelle heure, ça fait des plombes que je t'appelle!"
Bon, depuis le dernier post (lointain, très lointain désolée... ) je me suis vue proposer une place pour préparer le concours de CPE (surgé pour les "anciens"), une place pour préparer le CRPE (concours d'instit) dans une académie voisine (très loin de chez moi!!) tandis que j'étais 335ième sur liste d'attente, je m'étais donc interdit d'y penser!!
Après avoir réfléchi, j'ai décidé que je ne serai jamais CPE, et j'ai également refusé la proposition dans l'autre académie. J'ai passé une sale nuit blanche, en me disant que j'avais vraiment gâché toutes mes chances sur ce coup là.
Mais j'ai toujours du pif, je devrais le savoir! Le lendemain j'ai appelé mon académie, je suis normalement prise pour redoubler dans le même bled où j'ai fait ma 1ère année! Oui, monsieur, oui madame, hein que j'ai eu du pif de garder mon appart' tout l'été? (Je veux dire n'ai-je pas bien fait de ne pas résilier mon contrat de location?!) De me saigner tout l'été en colo pour payer le loyer d'un appart' où je n'ai passé que 2h dans tout l'été!! Chouette...
Bon évidemment, j'ai toujours pas le bénéfice du concours mais je vais attendre patiemment qu'on m'appelle, en révisant tous les programmes que je vais devoir enseigner... Re chouette..
A part ça? Ben pas grand chose... Je n'ai toujours pas trouvé l'homme de ma vie, et pourtant je cherche. Ma chienne va faire des chiots et la loi ne va pas m'aider à les vendre. Je vais côtoyer les deuxième années qui ont été avec moi en 1ère... Chouette!!
Sans rire, j'arrête l'ironie. J'ai l'impression de voir ma vie défiler devant mes yeux, tandis que je suis assise sur mon canapé. De temps en temps je me lève, j'essaie de sauter dans le défilement, mais impossible, je me retrouve assise sur mon canapé, comme si je n'avais pas bougé...
Je commence à me demander si je vais encore tenter une fois de sauter dans ces allées venues de morceaux de vies qui vivent sans moi, dans les jours et les jours qui défilent et moi qui ne fait que les regarder, l'impression d'agir dans le vide, sans que ça ne s'inscrive vraiment dans ma vie, mes souvenirs, comme si ça ne méritait pas d'y être inscrit!
05 septembre 2007
Je n'ai pas oublié comment c'était avant.
Je n'ai pas oublié comment c'était avant.
Vous savez, avant, quand on était encore insousciant.
Quand on ne savait pas encore ce que voulait vraiment dire l'avenir. Quand notre vision de l'horizon se limitait aux mercredi après midi, aux week ends ou du plus loin de notre esprit, aux prochaines vacances scolaires, à notre anniversaire, à Noël.
A cet âge là, le temps passait doucement, les jours défilaient mais le temps à l'école était long et les vacances toujours trop courtes!
A cet âge là, l'avenir "professionnel" se limitait à passer la classe supérieure. Et puis les grands sauts commencent, du CM2 au collège. Petit saut de flaque d'eau.
Du collège au lyçée, on suit les copains, on n'a toujours pas l'impression de faire des choix pour soi, petit saut de rivière.
Du lyçée à la fac, on lâche un peu tous ses amis, on choisit une filière, plus par compatibilité d'humeur que pour choisir un vrai métier, même si on se dit qu'il est temps de commencer à y penser! On change de ville, on prend un appart', on rencontre un amoureux, un vrai... Saut de fleuve!
Après la fac, il faut vraiment se décider, soudain la vie presse, soudain on est devenu grand, on s'est réveillé un matin, adulte, et il faut se lancer. Mais pour faire durer encore les temps de l'école, on prépare des concours... Un peu comme traverser la mer, sans voir de l'autre côté, mais avoir assez de courage pour se jeter à l'eau et commencer à nager. S'apercevoir au milieu que c'était plus difficile que prévu, continuer de brasser aux côtés de ceux qui abandonnent, se plantent, les dépasser et finalement arriver à la fin.
Toucher enfin l'autre côté de la mer après une année de brasses, quelques fois accrochée à un radeau. Arriver enfin sur la plage, plus tout à fait comme avant, pas tout à fait nouvelle personne. Concours pas tout à fait réussit. Sur la scellette.
Et puis aujourd'hui attendre. Attendre que ce maudit fonctionnement de service de l'état fasse sonner mon téléphone, signe du miracle de l'adulte attendant son job. Aujourd'hui j'attends. J'attends qu'on me file le plus ingrat des jobs de la fonction publique version professeur. J'attends d'être appelée pour aller faire un job pour lequel personne ne m'a formée, un job qui engage ma responsabilité, envers des enfants, leurs parents, leurs avenirs à tous...
Aujourd'hui mon seul avenir, il est sur l'horizon.
04 août 2007
La danse macabre
C'est un peu une tradition dans la famille. Enfin c'est d'abord la tradition d'un village. Et maintenant, chaque année son spectacle se balade de village en village, l'année dernière c'était en Italie qu'on l'a présenté.
Cette année, ça se passe dans un village pas très loin. Il s'agit d'une fresque qui se trouve dans une abbaye, et le spectacle consiste en une reconstitution de cette fresque enrobée de petits trucs pour faire bien. En gros cela nécessite environ 50personnages, tous sur la scène en même temps. Le plus beau du spectacle c'est la fresque défilant à l'appel de la description des personnages, puis de positionnant. Ensuite un rideau blanc se lève, les lumières de face s'éteignent pour laisser place à des lumières apparaissant dans notre dos, et faisant naître l'ombre chinoise de toute la fresque.
C'est super chouette... sauf qu'on ne doit pas bouger le moindre doigt pendant environ 20min dans des positions.... extrêmes!!
Bon la photo est moche mais en gros il y a un mort pour chaque vivant (sauf le premier et le dernier) et moi je suis le mort de l'abbé, je dois planter pendant un temps infini un pied en l'air, le buste tourné à 90° les bras croisés dont un sensé supporter l'appui du chevalier qui se trouve à ma droite.
Tous les ans c'était le même gentil papy qui jouait ce rôle. Ca lui allait fantastiquement bien, il se portait bien, marchait lentement, il avait aussi un sens de l'humour comme pas deux, il sortait des blagues à deux balles alors que nous devions rester statiques et muets, pour lui pas question.
Chaque année je le retrouvais. Et puis il est décédé cette année. Rien n'avait prédit ça. C'est tombé comme ça. Et cette année c'est une dame du pays qui a pris sa place. A la répétition hier ça m'a fait drôle. L'ami de mon abbé, avec qui ils étaient inséparables, se retrouve seul mais ne manque pas de continuer à faire sourire les gens.
Depuis quelques temps, chaque année il manque quelqu'un à l'appel, et on doit remplacer les défunts par des jeunes niais comme tout et qui ne voient pas la portée esthétique du spectacle. On ne rigole plus autant qu'avant. Mais on continue de donner vie à ce spectacle... C'est bien. C'est beau.











